Le manoir de Nocturne

28 avril 2010

Bienvenue

Entrez, entrez dans ma modeste demeure, voyageurs de passage.
Dans mon manoir de tête se trouve bien des chambres, et bien des corridors:
Où l'on peut rencontrer d'étranges créatures.
Certaines se sont perdues, d'autres ont été crées:
Mais toutes sont prêtes à vous conter leur histoire.
Encore faut-il pour cela les lires.
Bienvenue au cœur de leur démence, bienvenue au cœur de mes névroses:
Bienvenue dans mon Monde.

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Les Dark-Mascottes

Dans la séries des charmantes créatures qui peuplent mon cerveau, laissez-moi vous présentez celles que vous croiserez sans doute le plus fréquemment:
Les Dark Mascottes.
? Mais que sont les Dark Mascottes ?
Des idées.
Des concepts, des vices, des peurs, et bien d'autres choses encore.
Pour des raisons qui leurs sont propres, elles se sont matérialisées, ont prit vie, et peuvent aujourd'hui vous parler un peu d'elles.
Ou à défaut, me laisser raconter leur vie.

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La première d'entre elles.

La première de ces Dark Mascotte n'est autre que moi-même.
Elle s'appelle N'oeil-n'oeil (nom attribué par une amie), est asexuée, et trottine en moi depuis 2005.
D'histoire, elle n'en a pas de véritable, mais son rôle est essentiel.
Elle est une partie de mon être, toujours à observer et à se débattre contre mes multiples démons:
Elle est la véritable gérante du Manoir.
Crainte et respectée.
Elle est Nocturne.
Bien d'autres êtres comme elles peuplent sa résidence, mais elle s'en distingue par sa pupille écarlate.
Les autres ne sont que ses sous-fifre qu'elle exploite volontiers.
Il est vrai que depuis l'apparition de Diomède, sa vie est un peu compliquée.
Cela dit, elle est de toute façon la première victime de mes élans de sadismes, donc moi ou un autre
...
Contrairement à certaines des Dark-Mascottes Nocturne est une divinité.
Celle du monde que j'ai créé, et qu'elle a créé elle aussi, en quelque sorte.
Cela ne signifie pas pour autant que c'est un être calme ou bienveillant.
Nocturne est tout de même issue de ma folie.

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La Dark-Mascotte de l'amour.

Sine Coeur Qui Bat.
C'est son nom.
Et son histoire est bien triste et longue.
N'ayant plus de bouche pour parler, il m'a laissé le soin de la narrer à sa place.

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Il était une fois, bien avant les hommes et leurs dieux, bien avant même la seconde genèse: Notre monde. Qui en ces temps éloignés, était composé de quatre continents posés aux quatre points cardinaux.
Au sud, le continent de Feu.
Au nord, le continent de Glace.
A l'est, le continent de Terre.
Et enfin à l'ouest, le continent de Vent.
Sur le continent de terre vivait un être unique prénommé Sine.
Aujourd'hui encore je ne saurais vous dire ce qui l'avait crée, ni d'où lui venait son nom.
Toujours est-il que, sur l'immense continent de terre, Sine était le seul représentant de son espèce. Néanmoins, tout n'était pas perdu pour lui: Vu qu'il était poussé par tout son corps, et toute son âme, à la recherche de "quelque chose".
A l'aide de sa queue serpentine, il remuait ciel et terre: Rampant sur des kilomètres, passant tous les cols, explorant toutes les grottes et les crevasse.
A l'aide de ses grandes oreilles, il écoutait tous les bruits de la terre: De l'éclosion de la fleur, au bruissement d'aile du papillon.
Mais rien n'y faisait: Il avait beau ramper, il avait beau écouter, il avait beau observer: Il ne trouvait que le vide et le silence:" S'il n'y a rien ici, ce que je cherche doit être ailleurs." Pensa-t-il.
Et aussitôt, il partit, à la nage, vers le continent de feu.
Mais à peine eu t-il atteint les côtes de ce dernier,  qu'une gerbe de lave en fusion l'ébouillanta. Il partit aussitôt, hurlant de ce qu'il nomma douleur.
Traumatisé, il se précipita à toute allure vers le continent de glace.
Mais lorsqu'il l'eu atteint, il en fut tellement heureux, qu'il se coucha à plat ventre sur l'étendue d'eau glacée, embrassant le sol de ses lèvres gercées par le sel.
Et quand il voulu se décoller de cette banquise, qui était en vérité aussi vide que le continent de terre... Sa bouche resta attachée au glacier à cause du froid. Et Sine, le visage ensanglanté, ne pu même pas crier sa souffrance et sa peine.
Il repartit aussitôt du cruel continent de glace, pleurant toutes les larmes de son corps. En chemin, le sel rongea sa chaire meurtrie, ce qui le fit plus souffrir encore. Mais surtout, l'accumulation de sel finit par combler la plaie sur laquelle la chaire ne tarda pas à se reformer.
Et bientôt, Sine n'eu plus que ses yeux pour pleurer et son nez pour respirer.
La créature qu'il était ne pourrait maintenant plus ni manger, ni boire: Mais il s'avait en son fort intérieur que ce qu'il cherchait le nourrirait.
Il se posa donc sur le continent de terre, ne voulant pas perdre quoique ce soit d'autre sur le continent de vent, puis s'installa sous un arbre, épuisé, et s'endormit... Espérant que "ce qu'il cherchait" le trouverait avant qu'il ne puisse plus se réveiller.
Au bout d'un peu moins d'une semaine, Sine fut brutalement tiré de ses songes par une petite chose chaude et mouvante qui venait de tomber sur son ventre.
Il posa ses mains dessus, avant d'ouvrir les yeux. Etait-ce bien ce qu'il cherchait ? Aussitôt, les mouvements désordonnés cessèrent. L'étrange être serpent ouvrit donc ses deux grands yeux bleus...
Et LE reconnu immédiatement sans jamais l'avoir réellement vu. Cette petite bête à la peau d'un blanc immaculé ne devait pas mesurer plus d'une quarantaine de centimètres. Elle ressemblait à un petit Sine, si ce n'est qu'à la place d'une queue il possédait deux "jambes" au bout desquelles se trouvaient deux "sabots", qu'il n'avait pas de "mains", et que, le plus flagrant, en lieu et place de la tête du petit être... Se tenait un gros oeil à l'iris argenté.
Aussitôt, Sine sentit son coeur battre très vite: Il prit la petite chose, son coeur aussi battait très fort contre ses côtes fragiles. Le trouveur aurait bien voulu donner un nom à sa trouvaille, mais il n'en voyait pas l'intérêt étant donné qu'il n'avait plus de bouche pour le prononcer.
Qu'importe, puisqu'il était absolument ravit d'avoir enfin trouvé ce qu'il cherchait.
Alors, il prit cette petite chose sans nom qui le regardait de son oeil rond, enroula sa queue serpentine autour de ce petit corps fragile, posa ses mains sur le globe oculaire qui servait de tête à cette adorable créature...
Et durant des mois, il n'eu de cesse de savourer, des yeux, du bout des doigts, et de la paume de la main, la peau délicieusement douce et la chaleur si réconfortante du petit être. Et ainsi, tout ce temps, les deux créatures, seules sur leur immense continent de terre ne se nourrirent et ne s'abreuvèrent que de ce que Sine appela des "caresses".
Mais au bout d'un temps, le petit n'oeil-n'oeil lové contre son "aimé", exprima, par force geste en tous genres, son désir de se dégourdir un peu les jambes. Ne voulant en rien lui nuire, Sine laissa partir la petite chose, qui avança d'abord d'un pas un peu maladroit... Avant de se mettre à courir comme un dératé, trop heureux de cette sensation nouvelle. Il courut, longtemps, très longtemps, et loin, très loin, si loin qu'il finit par échapper à l'affectueuse vigilance de Sine...
Et se retrouva nez à nez avec une drôle de plante au fond d'un trou.
Le n'oeil-n'oeil se pencha pour voir de quoi il s'agissait: Malheureusement, personne ne lui avait dit, et il n'avait pas pu le découvrir par lui même, que lorsque l'on se penche trop au dessus d'un trou...
On finit par tomber dedans.
Et là, en l'occurrence, la petite créature tomba buste en avant sur "la drôle de plante"
Une demie journée s'écoula avant que Sine ne commence à réellement s'inquiéter :
"Où est-il passé ?"
Se demanda t-il en scrutant l'horizon. Il dressa alors ses jolies oreilles à la forme si singulière, mais, comme au début de l'histoire, seul le silence qui oeuvrait en ces plaines lui répondit.
Et lorsque l'on attend l'être aimé, il n'y a pire torture que de ne pas avoir de ses nouvelles.
Sine sentit son coeur déchirer sa poitrine, terrorisé à l'idée d'avoir perdu définitivement son unique raison d'être...
Alors il se leva, rampa, couru, vola même... Jusqu'à ce qu'il trouve, au fond d'un trou, le petit corps sans vie de la créature qu'il chérissait tant.
Car voilà, sur le continent de terre, il y avait, depuis toujours, UN trou.
Trou au fond duquel avait poussé l'UNIQUE arbre à pieux de TOUTE la planète Terre.
Le SEUL arbre AU MONDE dont les épines aiguisées ne laissaient aucunes chances à qui s'empalerait dessus.
Or, il avait fallu que l'"amour" de Sine tombe sur cet arbre, et s'y transperce le coeur.
L'"homme-serpent" prit le petit n'oeil-n'oeil entre ses mains tremblantes: Son corps était froid, son oeil semblait vide, et surtout, son petit tambour intérieur ne battait plus.
Alors, désespéré, son visage inondé de larmes, le survivant retira avec toute la douceur du monde le pieu du cadavre ensanglanté de son tendre aimé... Et le planta dans le sien, espérant ainsi abréger ses souffrances.
Seulement voilà, le sort en avait décidé autrement: Sine ne mourut pas. Au lieu de cela, il brisa son coeur déjà blessé, et pleura de plus belle.
Sine, résigné, enterra le petit être dans le plus bel endroit du continent de terre, et se laissa tomber sous les larges feuilles d'un grand arbre nommé Yggdrasill, sous lequel il s'endormit, espérant ne jamais se réveiller.
Mais non, une fois de plus, le sort s'acharna contre le premier veuf de l'histoire.
Sine resta en vie: Mais il ne cessa de rapetisser et de maigrir, car il ne pouvait plus se nourrir de caresses. Ses cheveux tombèrent, et son sang ne cessa de couler car son pieu ne tomba jamais de sa poitrine meurtrie.
Et lorsque, enfin, il rouvrit les yeux... Il n'était plus du tout le même, et le monde également.
Les quatre continents élémentaires étaient devenus les continents que nous connaissons aujourd'hui, et Sine n'était plus seul. Devant lui, le regardant d'un air perplexe: Un homme, ou plutôt, un être humain avec un coeur... Sine, sentit la douleur dans sa poitrine se faire plus présente encore; et d'un seul coup, d'un seul, tout ce qu'il avait éprouvé jusqu'à maintenant, le plaisir, la joie, la tristesse, tout se transforma en une haine dévastatrice !! Alors, d'un mouvement rapide, la petite chose qu'il était devenu prit un pieu, et le planta dans le coeur de l'homme qui lui faisait face.
Mais, pour leur plus grande surprise à tous deux, l'homme ne mourus pas non plus. Au lieu de cela, il souffrit à son tour. La douleur fut tel, que le dit humain prit à son tour un pieu pour le planter dans le coeur d'un de ses semblables. Cependant, unis par la douleur, les deux êtres ne purent se séparer.
Et c'est ainsi que Sine créa, et propagea, la seule douleur universelle... Qui fut nommée par la suite: L'Amour.

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Les Dark-Mascottes de la mort.

Elles s'appellent Deathy One et Deathy Two.
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Ont vaguement des têtes de pokemon avec du recul.
Mais sont bien loin d'en être.
Ces deux petites là trainent aussi dans ma tête depuis 2005.
Sous cette forme du moins.
Elles sont la Mort.
Ou plutôt les Morts.
Oui, car il y en a plusieurs, ou plus exactement deux types.
Il y a la mort naturelle, qui vient vous prendre sans bruit, sans souffrance, dans votre sommeille.
La mort salvatrice, la mort attendue qui vous ôte toutes ces peines qui sont le privilège des vivants.
Elle est douce et souriante, maternelle presque.
Sa faux coupe sans douleur, et laisse derrière elle un corps au visage serein.
.
.
.
Et il y a l'autre.
L'autre c'est Deathy Two.
La mort cruelle, la mort injuste, qui vous guette et vous bondit dessus comme un animal enragé.
La mort vicieuse, la mort sadique.
Celle qui s'immisce dans vos veines et rejaillit sur tout votre corps sous forme de bubons, de plaies ouverte ou de gangrène.
La Mort qui vous arrache à votre corps, à votre vie, à tout ce que vous aimez, qui torture jusqu'au dernier de vos nerfs.
La mort qui fauche, qui ravage.
La mort qui tombe du ciel et qui se loge dans le cœur des soldats, la mort qui éclate sur les femmes enceinte, la mort qui mutile les enfants.
Elle est cruelle, violente, douloureuse, terrifiante, mais surtout:
Elle est injuste.
Là où Deathy One finit tous par nous prendre, qu'importe nos rêves et nos désirs, qu'importe qu'elles furent nos vies.
Là où elle se dresse, inéluctable et indiscutable.
Là où elle fait figure d'ultime justicière, bien plus aveugle que tous les juges, et que tous les grands de ce monde:
Deathy Two prend d'abord ceux qui ne le méritent pas.
Car ce sont les plus fragiles, les plus exposés à la maladie et à la souffrance.
Elle prend les pauvres et non les riches, les condamnés et non les bourreaux, les faibles et non les puissants.
Parfois il arrive cependant qu'elle fasse exception à la règle et dans sa grande mansuétude donne par son sinistre ouvrage de quoi faire rire ses proies favorites.
Mais cela est malheureusement bien trop rare.

D'histoire, elles n'en ont pas, elles en ont mille:
Autant qu'il y a de bouches pour raconter la sienne.
Elles arborent tant de visages, en tant de lieux, que l'on ne saurait dire si l'une d'elle est juste ou non.
Mais une chose est sûre.
Les efforts misérables de l'Homme ne seront jamais suffisant pour qu'un jour l'on entende plus parler d'elles.
Et heureusement d'ailleurs:
Car la vie sans la mort, n'a plus de raison d'être.

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Les Dark-Mascottes de la Peur et de la Douleur

Ils s'appellent Scary Squirell et Teddy.
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Le premier est la peur, le second la souffrance.
Leurs histoires sont bien différentes, mais quelque chose les lie.
Laissez moi vous raconter leurs "vies".

Scary Squirell tout d'abord:
Tout commença à l'aube de l'humanité, quelque part dans un pays d'Afrique. Car ce fut là, que pour la toute première fois, l'être humain connu la peur. Attention, que l'on se comprenne bien : Je ne parle pas de la surprise, je ne parle pas de la peur instinctive. Non, je fais référence à la première terreur, la première peur totalement irrationnelle, la première phobie.
C'était un homme, à l'époque, un être humain, presque un singe, parmi tant d'autres. Il n'avait même pas de nom, il avait tout juste une conscience. Oui, mais c'est cette conscience naissante, qui fut le déclencheur de la première frayeur de l'humanité.
Tout avait commencé par un soleil qui c'était levé, qui avait lentement parcouru le ciel, et qui s'était couché. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait, ce ne serait pas la dernière non plus... Mais voilà, le premier humain lambda, avec son petit bout de conscience toute fraîche, fut soudain prit d'une peur panique : Et si le soleil ne revenait pas ? Et s'il continuait à faire froid ? Si la nuit continuait, les bêtes sauvages qui hantaient la plaine ne rentreraient pas chez elles, et ses frères et lui ne pourraient plus descendre de cet arbre sous peine de se faire dévorer ! Ils mourraient de faim, s'entredévoreraient peut-être ? Et si tant est que le groupe puisse descendre de l'arbre, ils n'y verraient plus rien, ne sachant où ils vont, ils tomberaient peut-être dans des crevasses, ou dans des eaux boueuses où ils se noieraient ! Et en quelques minutes, un être humain dont personne ne se souvient aujourd'hui venait d'inventer : La nyctophobie, la thanatophobie, l'hydrophobie, la cremnophobie, et la phobie du cannibalisme.
Evidement, le jour se leva le lendemain matin, et la tribu fut surprise de trouver un de leur membre recroquevillé sur lui-même, de grosses gouttes de sueurs perlant sur son front, et sa pupille rétractée au maximum. Le soleil s'était maintenant levé, mais déjà Lambda appréhendait le retour de la nuit. Ses congénères ne comprirent évidemment pas ce qui lui arrivait, et partirent trouver de quoi se nourrir. Dans l'après-midi, le premier peureux de l'histoire de l'humanité sentit la faim venir. Il voulut alors descendre de l'arbre où il était perché lorsqu'il réalisa... A quel point se dernier pouvait être haut. Voir le sol si loin de ses pieds lui donna le vertige : Il venait de créer l'acrophobie.
Lorsqu'il trouva enfin le courage de descendre, il vit la tribu ramener le corps d'un des leurs mordu par une araignée ou un scorpion. Terrorisé, Lambda se réfugia de nouveau dans son arbre, il était devenu arachnophobe, et du même coup nécrophobe. De jours en jours, cela ne fit qu'empirer. Bientôt, Lambda eu peur de tout.
De ses semblables.
Du vide.
Du tonnerre.
Des éclairs.
Des bruits de la plaine.
De la douleur.
Du vent.
De tous les insectes.
Des profondeurs.
Des reptiles.
Des animaux en général.
De la viande.
De la solitude.
Du sexe.
De la terre.
Du ciel.
Du sang.
De dormir.
De manger.
De boire.
De la fatigue.
Des cadavres.
De l'aube.
Du crépuscule.
Des rêves.
De la réalité.
Des ombres.
De la chaleur.
Etc.
Sa vie n'étant plus devenu qu'une suite de terreurs contradictoires : Il mourut très vite.
Il fut réincarné quelques siècles plus tard, dans le corps d'un écureuil... Enfin, c'est ce qui aurait du se produire. Mais la créature s'avéra porter un visage humain, défiguré par toute la peur qu'il avait supporté durant son ancienne vie.
C'est ainsi que naquit le maître des phobie, de la peur vécue et de la peur exercée:
Scary Squirell.

Pour ce qui est de Teddy, son histoire est bien plus complexe.
Aussi serait-il judicieux de vous parler un peu d'un démon peu connu auquel il est attaché.
Cette histoire là remonte à des temps barbares où Le Maître des Enfers avait au creux de sa paume le sort de tous les hommes.
En vérité, c'est toujours le cas, mais disons que là c'était un fait reconnu.
Il créa, pour s'occuper, et peut-être un peu parce qu'il se sentait seul, un démon très différent des autres.
C'était une petite fille au minois ravissant, aux belles boucles blondes, au regard plein de candeur
...
Et qui s'appelait Innocence.
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C'était la plus belle, et la plus douce enfant qu'il eu été donné de voir.
A un tel point, malheureusement, que quiconque la voyait ne désirait que la souiller et la détruire.
Conscient de cela, son "père" lui donna un don unique.
Quelque soit le nombre de viols, le nombre de coups, le nombre de morts qu'elle subirait:
Elle renaitrait chaque fois neuve, et vierge de tout souvenir, conservant éternellement cette candeur qui en faisait l'objet de toutes les haines et les convoitises.
...
Et c'est là que commence l'histoire de Teddy.
Comme son "père" aimait beaucoup Innocence, il lui offrait de nombreux cadeaux parmi lesquelles moult peluches.
Mais les peluches offerte par le Maître des Enfers étaient toutes dotée d'une conscience.
Teddy était la peluche préférée de cet étrange démon sous les traits d'une petite fille.
Elle en prenait le plus grand soin, et ne le lâchait jamais, quelque soit la situation.
Malheureusement, ses tortionnaires, c'est à dire tous ceux qui croisaient son regard, n'avaient que faire de la peluche:
Et n'hésitaient pas à la martyriser elle aussi pour épancher complètement leur soif de violence.
A force d'énucléations, d'éventrations, d'empalements, et de tortures de toutes sorte:
La pauvre peluche ressembla bientôt plus que très vaguement à l'ours qu'elle était censée représenter.
Mais Teddy n'en souffrait pas pour autant.
Car toutes ses plaies, toutes ses souffrances morales et physique, s'évanouissaient lorsqu'il recevait l'amour de la petite.
Non, non, il ne comprit vraiment ce qu'était la douleur que lorsqu'un jour, le père d'Innocence expliqua à sa fille, fort bien éduquée, qu'il était grand temps de jeter cette peluche abîmée.
L'enfant oublia donc Teddy qui fut jeter sur Terre parmi les hommes qu'ils haïssait tant pour ce qu'ils lui avaient fait subir.
Un homme, intrigué par cette peluche, tenta de la rafistoler comme il pouvait.
Sa seule récompense, fut de recevoir en échange toute la douleur que pouvait contenir le jouet.
Et de la faire subir à d'autres.
Faisant de Teddy, la Dark-Mascotte de la souffrance.

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